Entrevue avec Inès Boudaoui

Pour notre seconde interview d’ALUMNI, ALYPI vous propose de découvrir Inès Boudaoui, ancienne du Master II droit de la propriété intellectuelle de l’Université Lyon II.  Au cours de cette brève entrevue, Inès nous parle de son parcours professionnel, de la formation et nous offre un aperçu de son expérience une fois son diplôme obtenu. Bonne lecture !

 

Q°1 : Tu as suivi le M2 PI de Lyon II, avec un peu de recul quels sont les points forts de la formation selon toi ?

La structure particulière du master, qui offre un tronc commun avec le parcours Lyon III, au premier semestre permettant d’acquérir de solides bases à la fois en propriété littéraire et artistique et en propriété industrielle, puis d’avoir tout un second semestre qui se veut plus spécialisé soit en design ( droit d’auteur, droit des dessins & modèles et droit des marques – pour le parcours Lyon II ou en brevets, obtentions végétales et marques coté Lyon III).

Les interventions des professionnels, qui rythment le parcours tout au long de l’année et au cours desquelles on apprend à développer de nouveaux mécanismes de réflexions juridiques en travaillant sur des études de cas concrets.

D’ailleurs, le fait d’avoir abordé le coté plus pratique de la matière a beaucoup servi à Inès dans ses stages pour appréhender les missions qui lui étaient confiées.

 

Q°2 : Comment s’est passée ta sortie d’école une fois le M2 obtenu ? As- tu trouvé des opportunités facilement? À travers les différents stages as-tu senti que cette formation était assez bien reconnue ?

Une fois les cours terminés, Inès a pu effectuer son stage de fin d’études aux cotés de Maitre Patrice de Candé, qui était intervenu en cours d’année dans le M2, et qui selon elle est une « personne formidable ». « C’est une grande figure de la propriété intellectuelle et ce stage a vraiment été enrichissant tant au niveau humain qu’au niveau professionnel, ce qui m’a permis par la suite de saisir de nouvelles opportunités ».

Inès pense qu’à l’heure actuelle le M2 reste encore injustement méconnu sur le marché du travail malgré les nombreux professionnels intervenant, mais reconnaît que nous sommes justement de plus en plus d’anciens étudiants à faire nos preuves dans ce marché, que ce soit auprès de CPI, d’avocats et également dans les entreprises, ce qui permet à la fois de développer un réseau de profils diversifié mais aussi de voir que ce master nous donne les moyens de faire nos preuves dans le monde du travail.

 


Q°3 : Tu es actuellement stagiaire au sein du département juridique d’une grande entreprise de parfums et cosmétiques, peux tu nous en dire un peu plus sur le type de missions qui sont liées à ce secteur ?

« L’industrie du luxe et de la mode m’a toujours plue », c’est d’ailleurs pour ça qu’Inès a porté son mémoire sur ce secteur et notamment sur l’impact de l’Intelligence artificielle dans l’industrie du luxe.

Aujourd’hui, en stage au sein de la direction juridique de Parfums Christian Dior, ses missions sont majoritairement tournées vers la gestion de portefeuilles de marques – ce qui consiste à suivre les marques détenues par l’entreprise, procéder aux renouvellements et assurer les stratégies de défenses et de protection dans le monde – ainsi que la rédaction de contrats. Cela implique une bonne maîtrise des différentes procédures en PI et de l’anglais, tant juridique que courant, puisqu’il faut communiquer avec des équipes et des organismes à l’international.

 

Q°4 : Quels conseils pourrais-tu donner aux personnes qui souhaitent justement évoluer dans ce secteur ?

« Il faut étendre ses horizons », selon Inès. Ne pas hésiter à se montrer flexible et notamment effectuer des stages à Paris si on le peut, ou même à l’étranger. Ces expériences seront valorisées plus tard et le coeur de l’activité de la PI se trouvant dans la capitale, y effectuer un stage peut s’avérer être une vraie plus-value car le milieu y est très compétitif.

Aussi, un accent à mettre sur les techniques contractuelles et l’anglais, surtout si l’on veut pouvoir évoluer dans des structures qui ont une activité à l’international, il faut être à même de pouvoir communiquer, de comprendre les procédures et de rédiger des contrats et des clauses en anglais.

 

Q°5 : Parmi tes diverses diverses expériences, quelle est celle qui t’as le plus marquée et pourquoi ?

« Humainement, le stage qui m’a le plus marquée, a été mon stage de fin d’études auprès de Maitre de Candé. L’équipe a été très accueillante, pédagogue et toute cette expérience auprès d’eux a été très formatrice ». Une expérience où Inès nous confie s’être sentie « valorisée » car les avocats «  m’ont jetée dans le bain, tout en restant à mon écoute, me demandaient mon avis, ce qui m’a permis de me sentir en confiance pour exprimer mes opinions ». Un stage qui lui aura permis de prendre en maturité tant juridique que personnelle.

« L’expérience au sein du cabinet DDG m’a aussi vraiment marquée car l’un des associés m’a un jour confié un dossier en audiovisuel à mener « seule ». Cela m’a vraiment permis de me mettre dans la peau d’une avocate, de gérer ce dossier en totale autonomie et  de mettre à l’épreuve tous mes acquis tant théoriques que pratiques. J’ai vraiment apprécié ce défi car cela montrait une certaine confiance en mon travail et en mes capacités, je faisais vraiment partie de l’équipe. »